mardi 30 novembre 2010

TRANSPORTS

Les transports ici c'est toute une histoire, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les destinations!
Il faut savoir qu'en Equateur ce n'est pas un problème de rouler des heures et des heures en une journée. Pour exemple, une heure de route ici je dirais que ça équivaut à un quart d'heure chez nous, c'est peu. parfois on fait 3 heures de route pour rester une heure dans un endroit pour après refaire 3 heures de route pour rentrer, aucun problème!

L'avion bien sur, il y a plusieurs aéroports dans les plus grandes villes voire dans des lieux impropables comme Santa-Rosa..., bien utile pour aller aux Galapagos...



Le train, il y a un réseau qui arpente plus ou moins le pays du Nord au Sud, surtout pour
les touristes. Fut un temps où sur un trajet il était possible de voyager sur le toit, mais plus depuis
que des japonais se sont fait décapiter, quelle à été notre déception!






Le bus, celui que j'ai le plus utilisé, il y en a plein, ils vont partout et ce n'est pas cher. Il y en a des plus ou moins modernes (clim, télé, sièges), mais presque toujours le même principe : jamais plein (c'est à dire tant que ça rentre, on accumule), il n'y a pas souvent d'arrêts fixes sauf dans les grande ville, c'est à dire que le bus peut s'arrêter tous les 10 mètres pour laisser descendre ou monter de nouveaux passagers (ce qui est parfois très pénible!), il y a toujours un minimum de déco (rideaux, lumière, posters (religion, foot...)...) et très très important, il y a toujours de la MUSIQUE!!!

Et la chose la plus fascinante pour moi : les contrôleurs des bus, mes héros.
Explication : Il y a toujours en plus du chauffeur un contrôleur. Il est chargé de récupéré l'argent, mais pas que. Ils est trop fort : il peut crier super fort les destinations du bus pour attirer les passagers, il saute du bus qui roule (mais qui ralenti quand même) pour aller pointer à certains "péages", ou pour gagner du temps pour rassembler les passagers et leur bagages et il peut savoir, même quand le bus est plein, quels sont ceux qui ont déjà payer ou pas.
Parfois on peut voyager sur le toit quand ils sont vraiment pleins, mais je n'ai pas eu cette chance!

La chiva, j'adore! C'est comme un petit bus, ouvert de partout et en bois! Le toit fait partie intégrante de l'espace passagers, il est courant de le voir le rempli par les enfants qui rentre de l'école! Il y a aussi souvent de la musique et un un contrôleur pour les grandes distances qui apparaît descendant du toit et qui passe au dessus du vide pour récupérer l'argent!

Le taxi, pratique et pas cher, il y en a tout plein.

Le taxi-moto, une moto avec une structure qui peut accueillir quelques passagers.

La camionnette et le"stop", il est possible de voyager avec les camionnettes ou 4x4 à l'intérieur ou dans la remorque s'il n'y a plus de place. Sinon il est aussi courant ici de demander à un 4x4 qui passe de nous laisser monter dans la remorque surtout sur les routes peu fréquentées. Souvent les gens s'arrêtent. Certains acceptent gratuitement, d'autres font payer quelques centimes.







Le lechero, le "stop" peut mener à se retrouver dans la remorque du laitier qui s'arrête de ferme en ferme pour récupérer le lait, c'est génial!!! On a eu le plaisir de le faire lors d'un voyage, mais c'était coutume à cet endroit que le lechero fasse faire un petit bout de chemin aux touristes!

La moto, il y en a beaucoup, c'est aussi pratique et amusant
mais le casque, peu connaissent.

Le vélo, en tant que touristes on en a fait un peu aux Galapagos et pour la descente des cascades à Baños. Il y en a
quelques un ici, mais je dirais plus pour les enfants.




Le cheval, l'âne, on rencontre pas mal de personnes qui se déplacent à cheval ou âne dans les communautés, ce sont des moyens de transport et de cargaison comme des autres!





VOYAGES

Un petit apercu des mes week end (prolongés, voire semaines...) a la découverte du pays!

Cuenca














































Guayaquil































Montañita






















































Machala etc...













Et pour le reste je n'ai pas encore eu la patience de sélectionner et charger les photos :)

vendredi 29 octobre 2010

L'éPISODE CHOCOLATé...









Tout commence là...



On récolte le cacao...










On l'ouvre : ce qui nous intéresse c'est la graine, mais alors si on a envie on suce la baba, c'est à dire manger ce qui entoure la graine, c'est délicieux.






Normalement on laisse une fermentation se faire, puis on fait sécher la graine










On "pèle" le tout

















La c'est le moment sportif où on mouline (bon petit souci technique cette fois là, c'est sortie un peu trop poudreux, hypothèse : on a toasté un peu trop longtemps, mais rien de grave)












Puis on tripouille le tout pour le modeler comme qu'on a envie, puis on le laisse durcir.

Et paf vlà du chocolat, bon alors là c'est du presque 100% (on a rajouté un peu de sucre).

Et après bien sûr en bonne gourmande je me suis essayée au chocolat au lait :

Et pour clôturer tout ça on a fini en cuisinant un chocolat chaud avec Marina!


CUISINE

Ce n'est que très rarement que je suis livrée à moi même dans la cuisine, pour dire que je mange 100% équatorien, et ça ne me déplaît pas!!!

Bon alors le principe d'un repas au restaurant ici c'est :
- Une soupe, mais alors pas comme chez nous (ou très rarement!), c'est avec des" morceaux", on peut y trouver du maïs, des haricots...et il y a toujours un morceau de viande, de poissons, ou du fromage...
-Un segundo : du riz bien sur, accompagné de viande, poissons, salades, platano voire tripes...au choix...selon le plat du jour.
- Le tout avec un jus fraîchement réalisé (d'ailleurs les smoothies c'est pas du tout nouveau en fait!!!), le fruit ça varie selon les jours : mûre, orange, citron, ananas.... Pour moi il fait un peu office de dessert, parce-que ici ce n'est pas dans les habitudes de manger un fruit ou un yaourt à la fin du repas.

En général, le couteau et la fourchette ne s'utilisent pas trop, dans certains restaurants ils ne donnent que la cuillère, et quand y'a besoin (pour la viande surtout) nos amis les doigts sont là, ce n'est pas mal vu ici! (et c'est donc pour ça qu'il y a toujours des serviettes et des cure-dents sur la table!)
Le tout coûte en général maximum 2 dollars.




Marina tenait un restaurant dans le temps, j'apprends à cuisiner plein de choses avec elle...bon moi je l'ai épatée avec nos crêpes, et une tarte aux pommes arrangée, mais il faut que je m'atèle a lui faire un bon gros vrai repas français...













Ici je découvre plein d'aliments nouveaux, beaucoup de fruits et de nouvelles façon de cuisiner.




Un aliment très important est la banane plantain (qu'on venait durement de "tomber de l'arbre" avec Marina).
Ils en font des tas de plats, avec des vertes comme avec des mures, au four tout simplement puis à manger avec du fromages, des chips, des soupes, des tortillas, de la farine,...

Le maïs est très important également, ils est pas pour les vaches ici!


Une chose nouvelle également : ce qu'ils appellent les coladas : si je ne me trompe pas il en existe des différentes, la plus célèbre et la colada avec avoine et naranjilla (fruit d'ici).
Sinon Marina m'en a fait découvrir d'autres avec de la farine de platano, du potiron,...le tout avec du lait, de la cannelle et de la panela (produit de la canne à sucre, sucre pas travaillé en quelque sorte)...moi j'adore!!!
(A droite une colada de "potiron" (ou une chose de la même famille) en préparation)



Je vous présente la Yuca fraîchement déterrée du jardin de Marina, on a découvert il n'y a pas longtemps et avec surprise que c'était du manioc, c'est un aliment important ici aussi, ça donne de délicieuse tortillas entre autres...



Voilà quelques exemples de plats cuisinés avec Marina!


Tortillas de platano maduro (banane plantain mure) avec fromage un régale!
Le célèbre et délicieux Morocho (j'adoooooooore!) (maïs+eau+lait+cannelle+panela)








Le fameux cuy (cochon d'inde) à gauche
Bin c'est pas mauvais!(mais beaucoup d'os)









Les célèbres patacones : banane plantain écrasée puis frite avec ici du fromage au milieu.








J'oublie presque de parler des fameux batidos, pourtant tres importants, ce n'est pas compliqué,. un fruit au choix, un peu de lait, un peu de sucre, une liquadora (instrument de cuisine indispensable ici, on imagine pas une cuisisne sans elle!) : ca donne une sorte de milkshake frais et délicieux tres agréable a boire accompagné souvent d'une toastada (pain+queso+jambon+beurre au choix, le tout griller dans la tosteuse, présente également dans la plupart des cuisines)

J'en passe et des meilleurs certainement, il faut que je prenne plus de photos, ce qu'il y a de sûr c'est que je me RéGaLe!!!!!



mardi 26 octobre 2010

TRAVAIL



Mon stage se déroule avec la fondation MCCH (Maquita Cunshunchic Comercializando como Hermanos).

Elle a été crée avec le soutien d'un père italien (d'une motivation et joie de vivre évidentes!!!) en 1985.

Le but de cette fondation et de favoriser le développement (agricole, mais aussi social) durable et raisonnable de communautés locales. Pour cela, elle participe aux support matériel et technique des agriculteurs, à leur suivi et au soutien d'une commercialisation équitable!






Elle offre de nombreux ateliers pour soutenir et améliorer les différentes productions (cacao, mandarine, orange..., animaux (vaches, cochon d'inde, poulets), pour la vente mais aussi la consommation familiale.















La fondation travaille également sur toute une partie sociale, pour le bien vivre, la lutte contre le machisme, la santé...

Il y a des équipe dans différentes provinces de l'Equateur,
moi je suis avec une des 2 équipe de la province Bolivar, celle d'Echeandia.



Une partie de l'équipe en plein réunion-voiture!







J'ai pu assisté à de multiples aspects du travail effectué par cette équipe :

Visites aux fincas (fermes) pour réaliser le suivi (questions sur le nombres de travailleurs, le matériel, les productions...),
Conseils aux agriculteurs avec par exemple la "Poda" du cacao, ou taille du cacao, avec un ingénieur agronome qui explique les principes et une bonne manière d'effectuer les choses.








Cacao avant et après la taille








Leçon de "bien tratar" avec le soutien d'une soeur, où l'on a débattu sur l’alcoolisme, la place de la femme...,
Leçon de santé, sur l'alimentation, notamment avec l'eau qui n'est pas potable.
"Echange agriculturel", visite du travail d'une autre communauté


Expérimentation : mise en place d'une expérience sur la canne à sucre pour déterminer laquelle serait la meilleure productrice avec le climat, le terrain etc...

Mise en place de l'expérience avec les canicultores de Guachana.






Soutien aux associations qui travaillent avec la fondation (micro-entreprises de confitures, de farine de platano, de producteurs de canne à sucre...) pour qu'elles se maintiennent, qu'elles soient rentables, qu'elles évoluent positivement...ce qui n'est pas toujours facile, par manque de moyen, de con
naissances ou problèmes d'organisation.
















En tant que stagiaire, et comme ils ne savent pas toujours très bien quoi faire de moi, j'ai eu le plaisir de passer des journées à éplucher des centaines d'oranges pour faire de la confiture, coller des milliers d'étiquettes sur des paquets de farine,


remplir des centaines de petits sacs de terres, préparer des dizaines de plans de café,taper pas mal de choses à l'ordinateur... mais la plupart du temps dans une bonne ambiance...ce qui compense :